Une vision

Dans les systèmes vivants, le mycélium est la partie souterraine des champignons, vivant toute l’année et tissant ses ramifications sur des surfaces très importantes. Par sa symbiose avec les plantes, le mycélium permet une plus grande coopération entre tous les arbres de la forêt. De ce fait, il œuvre en coulisse à soutenir la forêt qui pousse…

Face aux destructions des modes de vies humains et autres qu’humains auxquels nous assistons, des mouvements se créent, s’organisent, se connectent. Ces mouvements divers s’appellent initiatives de transition, mouvements des communs, désobéissant.e.s, résistant.e.s, “effondristes”,… et partagent une volonté de lutter contre ces destructions, de dénoncer les systèmes de domination et d’exploitation (capitalistes, patriarcaux, (néo)-coloniaux) qui les provoquent et de proposer d’autres modes de société et de vie. Ces mouvements prônent aussi une grande diversité de visions et de stratégie.

Le projet de Mycelium est d’oeuvrer à soutenir ces mouvements dans leur but commun et dans la diversité de leurs expérimentations, en particulier en Belgique francophone. Mycelium veut agir comme un agent connecteur, qui permet de relier, de décloisonner, de créer du dialogue entre des mouvements, sans chercher à unifier la vision, mais à l’enrichir. Mycelium veut aussi poser de nouvelles questions, inspirer en stimulant la réflexion critique au sein de ces mouvements. Mycelium veut enfin soutenir les initiatives émergentes et les projets qui ont besoin de support financier et organisationnel, à travers notamment une fondation participative.

Mycelium travaille à partir d’une éthique de justice, de soin et de non-domination, inspirée notamment par les approches de la permaculture, par les mouvements de lutte face aux rapports de dominations, en particulier les féminismes et les écoféminismes.

Travailler depuis une éthique de justice, de soin et de non-domination implique plus concrètement de viser au développement de sociétés et de cultures écologiquement soutenables, non-capitalistes, non-patriarcales, non-racistes et de placer les actions de Mycelium dans une logique de déconstruction des dominations systémiques de classe, de genre, de race et de l’humain sur le reste du vivant. De manière plus générale, Mycelium cherche à tracer de chemins de réinvention hors des modes de fonctionnement fondés uniquement sur la dualité et la pensée binaire.

Projets 2020

  • Création d’une Fondation Mycélium : Mycelium porte le projet de créer une fondation participative d’acteurs et d’actrice de transition écologique et solidaire. Elle s’inscrit dans l’écosystème de Mycelium, comme un des communs de ce dernier. Elle participe à sa raison d’être globale. A partir d’un positionnement d’espoir actif vis-à-vis des effondrements systémiques écologique et sociétaux, elle a pour but de soutenir l’enracinement et le déploiement des acteurs (mouvements, personnes, organisations ou réseaux) œuvrant à la création, la défense et le développement de sociétés tournées vers le soutien de toutes les formes de vie humaine et autre qu’humaine. Elle vise en particulier à soutenir la résilience, la radicalité et le changement d’échelle
    de ces projets et acteurs. Elle participe à ce développement notamment en contribuant à générer et distribuer des ressources financières au sein de l’écosystème. Elle favorise une approche intégrale et s’appuie sur les principes du vivant, de la permaculture (soins aux personnes, soin à la planète et partage juste des richesses), de l’écoféminisme et des communs. Les statuts ont été déposés début mars 2019. Le CA actuel constitue actuellement les bases du fonctionnement de la fondation et sa stratégie.

 

  • Animation d’une réflexion au sein des mouvements écologistes et sociaux sur les enjeux de dominations systémiques et d’inclusivité : dans la foulée des réflexions entamées en 2019 sur les luttes anti-domination et le croisement de ces luttes avec les questions écologistes, nous continuons notre travail d’animation autour de ces questions à travers différents projets.
    • Une proposition de formation introductive aux enjeux d’inclusivité de dominations systémiques, à partir des grilles de lecture antiracistes et féministes, à destination de personnes engagées dans des initatives, de transition, citoyennes et écologistes. Une première édition de cette formation sera organisée en partenariat avec le Réseau Transition et animée par Hassina Semah, elle aura lieu les 25 avril et 9 mai 2020.
    • Un cycle de rencontres autour du thème de l’écologie décoloniale, à partir du livre « une écologie décoloniale » de Malcolm Ferdinand, en partenariat avec Etopia, le collectif « Mémoire coloniale et luttes contre les discriminations », Beursschouwburg et Climate Justice camp en mai 2020. Plus d’informations bientôt.

 

  • Animation d’une réflexion sur les imaginaires dans les mouvements écologistes. Quels mondes voulons-nous et cherchons-nous à créer? Comment enrichir nos visions et les rendre plus palpables? Quelles visions face aux perspectives d’effondrements? Ces questions se posent de plus en plus intensément au sein des mouvements de transition et écologistes et Mycelium propose de stimuler cette réflexion :
    • Découverte de la pensée de Donna Haraway, via la projection du documentaire « Story Telling for Earthly Survival », le 26 mars 2020 avec Point Culture Bruxelles. Ce documentaire ouvre à la pensée d’une philosophe des sciences, férue de science-fiction, militante féministe et écologiste, qui invite à un travail profond de renouvèlement de nos récits et nos imaginaires.
    • Animation d’ateliers de labo-fiction, en proposition de co-construire, oralement, le récit d’un monde de l’ « après » (L’après révolution ? L’après effondrement? L’après capitalisme ?), un récit qui ne soit ni naïvement parfait, ni apocalyptique, mais qui intègre nos contradictions et nous apprend à « faire avec », pour penser des « utopies ambigües ». Ces ateliers sont fortement inspirés des ateliers animés par les ateliers de l’antémonde. Prochaine édition lors des rencontres de l’écologie politique, le 15 mars 2020.
    • Réflexions à partir d’autres auteur.rice.s permettant de repenser les visions et les manières d’agir en tant que mouvements sociaux et écologistes, tels que Bruno Latour, Isabelle Stengers, Anna Tsing, Emilie Hache, Malcolm Ferdinand, Timothy Morton,…Plus d’infos bientôt.

Retour sur

Parmi les initiatives que nous avons initiées, portées ou soutenues en 2018

  • Cheminer avec les effondrements : Un cycle de dialogue entre acteur.rice.s du monde associatif autour des questions soulevées par le débat sur les questions d’effondrements et la possibilité  d’intégrer cela dans le cheminement de leurs organisations et de leurs actions. Voir ici une synthèse de ces rencontres, rédigée par Guillaume Lohest ainsi que les « stratégies face aux effondrements« , document réalisé à la suite de ces rencontres.
  • Exploration et travail préparatoire en vue de la création d’une Fondation Mycélium (voir plus bas pour une mise à jour en 2019).

Et en 2019…

  • Rencontres Mycélium autour des écoféminismes et des dominations (février 2019) . Les écoféminismes présentés comme un point de départ vers des stratégies combinant les luttes de défense écologiques et luttes pour les droits des femmes et contre les dominations patriarcales. « les écoféministes avancent le fait qu’en raison des rapports sociaux dans lesquels les femmes sont inscrites majoritairement dans nos sociétés, ces dernières font l’expérience qu’une culture qui se construit contre la nature est une culture violemment misogyne, cette dernière justifiant son rapport de prédation à l’égard de l’une sur le dos de l’autre et inversement, imposant de mener de front ces différentes luttes. (Emilie Hache dans Starhawk, Rêver l’obscur, cambourakis, 2015).

 

  • Soutien à la dynamique de collaboration au sein de la mobilisation climatique : facilitation d’un espace de dialogue régulier entre les différents collectifs/acteurs/associations mobilisés autour de la campagne pour la « justice climatique et sociale » au sein du « cercle coeur climat ».

 

  • Rencontres « Repolitiser l’écologie », en partenariat avec Rencontre des continents, PAC et Bxl Laïque. Prochaine rencontre le 19 juin à Bruxelles! Raison d’être de cette initiative: Politiser l’écologie, c’est affirmer que, même si chacun fait sa part, seuls des changements systémiques à grande échelle des modes de consommation et de production feront une différence. Ensuite, parce qu’aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de traiter transversalement et collectivement l’écologie, en reconnaissant que longtemps la question a été l’apanage des classes les plus favorisées. Or, aujourd’hui, il apparaît que sans changement culturel profond, aucune réponse suffisante ne sera trouvée pour répondre à l’urgence climatique. Plus d’infos sur: http://rencontredescontinents.be/3eme-rencontre-du-Cycle-Re-Politiser-l-ecologie-un-champ-de-bataille

 

  • Création d’une Fondation Mycélium : Mycelium porte le projet de créer une fondation participative d’acteurs et d’actrice de transition écologique et solidaire. Elle s’inscrit dans l’écosystème de Mycelium, comme un des communs de ce dernier. Elle participe à sa raison d’être globale. A partir d’un positionnement d’espoir actif vis-à-vis des effondrements systémiques écologique et sociétaux, elle a pour but de soutenir l’enracinement et le déploiement des acteurs (mouvements, personnes, organisations ou réseaux) œuvrant à la création, la défense et le développement de sociétés tournées vers le soutien de toutes les formes de vie humaine et autre qu’humaine. Elle vise en particulier à soutenir la résilience, la radicalité et le changement d’échelle
    de ces projets et acteurs. Elle participe à ce développement notamment en contribuant à générer et distribuer des ressources financières au sein de l’écosystème. Elle favorise une approche intégrale et s’appuie sur les principes du vivant, de la permaculture (soins aux personnes, soin à la planète et partage juste des richesses), de l’écoféminisme et des communs. Les statuts ont été déposés début mars 2019. Le CA actuel constitue actuellement les bases du fonctionnement de la fondation et sa stratégie.

 

  • La première AGORA de Mycélium : une rencontre annuelle avec des membres de l’écosystème de Mycelium, qui a eu lieu le 03 octobre 2019.

 

  • La Fête des possibles:  du 14 au 29 septembre, dans toute la France et en Belgique, des milliers d’acteurs et d’actrices du changement sont appelé.e.s à organiser des rendez-vous pour faire rayonner leurs initiatives ! Toutes les infos pratiques ci-dessous.La Fête des possibles est un événement décentralisé et global qui offre une vitrine de la transition sur tout le territoire, pour déployer le mouvement. Des centaines d’activités sont attendues en Wallonie et à Bruxelles.

Nous contacter

Le cercle coeur de Mycelium, formé de 3 personnes, est un organe stratégique et opérationnel, au service de l’écosystème Myclium.

Il est composé de Julien Didier, Bénédicte Allaert et Matthieu Van Niel. 

Pour nous contacter, merci de contacter Julien à l’adresse suivante : julien@mycelium.cc

ressources

Voici quelques visuels réalisés par Matthieu Van Niel -tatoudi.com- dans le cadre de nos diverses activités.

Collapsologie et courbe de deuil

Cette illustration est une intégration des étapes du processus de  deuil et de la prise de conscience des boulversements systémiques majeurs en cours et à venir.

Stratégies face aux effondrements (poster + pdf)

Une fois passé le constat des boulversements systémiques majeurs en cours et à venir, quand on reconnecte avec ses énergies, quelle(s) forme(s) d’action privélégions-nous ? Lesquelles me parlent ? Lesquelles ne me parlent pas ?

 

 

Partenaires

L’écosystème Mycelium n’a pas de frontières, de membranes, claires et définitives.

Parmi les associations avec lesquelles nous avons collaboré/nous collaborons, il y a:  Rencontre des Continents, Association 21, Etopia, COMUNA, le réseau ADES, le Réseau Transition,  le Réseau de consommateurs Responsables, Barricade.

La Fondation Charles Léopold Mayer soutient financièrement ce projet

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